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Evitez absolument ces 4 sortes de produits chimiques !

Evitez absolument ces 4 sortes de produits chimiques
Quel est le point commun entre un plastifiant, un conservateur, un émulsifiant et un désherbant ?

Ces 4 substances chimiques entrent dans la composition de produits de consommation courante : objets en plastique, produits cosmétiques, détergents, matériaux de construction, médicaments, fruits et légumes… Ces produits chimiques ont des effets reprotoxiques, appartiennent à la catégorie des perturbateurs endocriniens et sont cancérigènes !

Depuis une quarantaine d’années, des études épidémiologiques à travers le monde industrialisé ont révélé une baisse de la fertilité masculine en partie liée à la baisse de la production de spermatozoïdes chez l’homme.

On a également constaté, sur la même période, une augmentation de l’incidence des cancers du testicule et de la prostate, ainsi que l’absence d’un ou des deux testicules dans le scrotum et depuis 1950, on rapporte une diminution des naissances de garçons.


Ces évolutions préoccupantes sont souvent attribuées par la communauté scientifique à certaines substances chimiques, comme les phtalates ou le bisphénol A, qui peuvent soit avoir un effet toxique direct sur les organes de la reproduction, soit perturber le fonctionnement du système hormonal reproductif et affecter l’adulte, le jeune enfant, l’embryon ou le fœtus lors de son développement prénatal.

4 substances chimiques dangereuses présentes dans les produits de consommation courante et qu’il faut absolument éviter 

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  • Les alkylphénols


Les alkylphénols (AP) sont des substances chimiques non-halogénées fabriquées presque exclusivement pour produire des éthoxylates d’alkylphénol (APE), une famille de surfactants (agents de surface actifs) non-anioniques.

Ils sont utilisés comme surfactants, émulsifiants, dispersants et/ou agents mouillants dans une grande variété d’applications commerciales et industrielles.

Sur les 77 000 tonnes utilisées en Europe de l’ouest, la plus grande part (presque 30 %) est incorporée dans des produits de nettoyage industriels ou à destination des collectivités (détergents) ; on les retrouve également comme émulsifiants (11 %), dans la finition des textiles (10 %) et du cuir (7 %), comme ingrédients de pesticides et autres produits agricoles (6 %) et dans les peintures à l’eau (5 %) (*1).

De plus, la littérature indique qu’une proportion substantielle (16 % soit plus de 12 000 tonnes) est utilisée dans plusieurs autres « niches commerciales » (ingrédients de cosmétiques, de shampoings, et autres produits de soin corporel).

alkylphénols


  • Les phthalates


Les phthalates forment une famille de substance chimique utilisée depuis environ 50 ans, principalement pour rendre le chlorure de polyvinyle (PVC) souple et flexible.

Ils sont les plastifiants le plus communément utilisés dans le monde.

Mais leur utilisation dans les différents produits de consommation est multiple : certains sont utilisés pour éviter que le vernis à ongles ne s’écaille, d’autres pour faire tenir les parfums plus longtemps, d’autres encore pour rendre les manches des outils plus solides et résistants ou pour augmenter l’effet des adhésifs, les pigments de peinture, du calfatage et de beaucoup d’autres matériaux.

D’après les informations publiées en 2010 dans le cadre d’un mémoire de l’EHESP(*2) consacré aux phtalates, la proportion de ces substances peut représenter jusqu’à 50 % (en poids) de certains produits de la vie quotidienne, tels les sacs plastiques, les emballages alimentaires, les jouets pour le bain

Depuis le début des années 1990, d’importants travaux de recherche ont été menés sur les phtalates, mettant en évidence, pour certains d’entre eux, des propriétés toxiques pour la reproduction ainsi qu’un effet cancérigène sont observés : baisse de la fertilité, atrophie testiculaire, malformations fœtales, mortalité fœtale.

Certains phtalates possèdent également un effet perturbateur endocrinien susceptible de développer des anomalies du développement sexuel, notamment rendre les hommes stériles ou causer des malformations génitales chez les enfants. Une étude suédoise(*3) a également montré une connexion entre les phtalates et le diabète sucré de type 2 par leur forte implication dans la résistance à l’insuline.

phthalates


  • Les parabènes


Les parabènes sont des conservateurs utilisés dans 80 % des produits cosmétiques et, de façon plus marginale, dans les médicaments, les lingettes de toilettes et dans certains aliments. Leur forte utilisation tient à leur efficacité antimicrobienne. Les parabènes ont un large spectre d’activité sur les bactéries, les levures, les moisissures et les champignons.

Au début des années 2000, des études in vitro sur des modèles cellulaires ont mis en évidence que les parabènes pouvaient « mimer » les propriétés des œstrogènes et émis l’hypothèse d’un risque d’accroissement de tumeurs cancéreuses du sein. Une étude en particulier a permis de détecter des parabènes sur des biopsies de tumeurs mammaires chez l’homme(*4)


  • Les pesticides


Les pesticides sont des substances utilisées pour prévenir, contrôler ou éliminer des organismes jugés nuisibles (mauvaises herbes, insectes, champignons, végétaux, micro-organismes…).

On parle de produits phytosanitaires ou produits phytopharmaceutiques pour désigner les produits utilisés dans le domaine agricole, et l’entretien des espaces verts.

Certains produits biocides (produits de traitement du bois, produits de lutte contre les rongeurs, insecticides domestiques…) et les antiparasitaires humains ou vétérinaires (pour débarrasser les animaux de compagnie des parasites : puces, tiques… et sur le corps pour se débarrasser des poux) appartiennent également à la famille des pesticides.

La France est le 4ème utilisateur de produits phytopharmaceutiques au niveau mondial et le 1er utilisateur de pesticides en Europe, même si les ventes stagnent depuis 2000. Cela correspondait à 80 000 tonnes en 2008, 64.000 tonnes en 2009 et 62.000 tonnes en 2010 de matières actives commercialisés par an en France (tous usages agricoles confondus).

Le professeur Gilles-Eric Séralini estime que « l’on mange à peu près 36 pesticides par jour » !

Le terme résidu de pesticides désigne quant à lui la quantité de substances restant après les traitements reçus pendant leurs cultures ou pour assurer leur conservation.

Les travaux disponibles témoignent aujourd’hui d’une présence généralisée des résidus de pesticides dans notre environnement (eau, air, sols, denrées alimentaires…).

pesticides

Des études menées à l’étranger et quelques études françaises montrent que de nombreux pesticides sont présents dans les matrices biologiques humaines (sang, urines, sang du cordon ombilical, lait, graisse sous-cutanée) et attestent de la réalité des expositions de l’ensemble de la population.

Les sources d’exposition aux pesticides de la population générale se retrouvent dans tous les compartiments de l’environnement : l’alimentation (fruits et légumes, viandes et poissons, œufs, produits laitiers, miel…), l’eau de consommation, l’air intérieur et extérieur, les sols, les poussières à l’intérieur de la maison, l’utilisation domestique des pesticides, notamment dans les jardins ou sur les animaux domestiques.

De nombreuses études ont montré que les pesticides étant responsable de la survenue de cancers, comme des lymphomes non hodgkinien, des tumeurs cérébrales, des cancers de la prostate et de l’ovaire, du poumon et des mélanomes.

Chez les enfants, certaines études ont montré une augmentation du risque de leucémies et à un moindre degré des risques de tumeurs cérébrales, en lien avec l’utilisation de pesticides par les parents à la maison ou au jardin, en particulier pendant la grossesse ou la petite enfance(*5)

Comment éviter ces produits toxiques ?

Comme vous pouvez le constater, on ne peut pas nier que ces substances dangereuses pour notre santé font parties intégrantes de notre environnement quotidien.

Bien qu'aujourd'hui il soit irréaliste de vouloir les faire complètement disparaître de nos vies, il existe quelques moyens simples et peu coûteux d'éviter la majorité d'entre eux.

Sur la page suivante, vous découvrirez quelques solutions simples et efficaces pour remplacer une grande partie de ces produits toxiques de votre quotidien et de votre environnement familiale.



Article rédigé par Réanchanter le Monde

A Lire :

Sources :

(*1) Commission OSPAR (forum des parties contractantes à la Convention pour la protection du milieu marin de l’Atlantique Nord-Est), 2001.

*2)Extrait du mémoire « Projet PERSAN : les phtalates », École des Hautes études en santé publique, 2010.

(*3)PIVUS – Prospective Investigation of the Vaskulature in Uppsala Seniors, 2012.

(*4)Darbre et al., Concentrations of parabens in human breast tumours, J. Appt. Toxicol. 24 : 5-13, 2004.

(*5)Wigle D-T et al., A Systematic Review and Meta-analysis of Childhood Leukemia and Parental Occ, 2009.

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