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L'impact sur la santé du changement d'heure

L'impact sur la santé du changement d'heureDepuis plus de 40 ans qu'existe le changement d'horaire, destiné à faire réaliser au pays des économies d'énergie, l'habitude est prise et plus personne ne s'étonne de perdre une heure de sommeil au printemps pour la récupérer en automne.

Mais si, sur le plan « énergétique », l'opération est positive, il semble bien qu'il n'en soit pas tout à fait de même sur le plan « biologique ».



Exemple avec cet écolier de 8 ans. C'est un petit bonhomme sans histoire. Il est en cours élémentaire deuxième année dans une école de la région lyonnaise. Brusquement, en Juin dernier, il devient nerveux, irritable, perd le sommeil et ne fait plus rien en classe.

Que faire ? Le médecin consulté prescrit un tranquillisant léger, des fortifiants et.... de la patience. Aucun de ces trois remèdes ne se révèle efficace.

La thérapeutique « lourde » se met alors en route avec une batterie d'examens complémentaires. Sans résultat. Et l'escalade se poursuit donc dans deux directions : on envisage un électro-encéphalogramme d'une part et le recours à un psychologue scolaire d'autre part.

Et pourtant, ce dont souffre Nicolas n'est justiciable ni de l'un, ni de l'autre.

Le passage à l'heure d'été a tout simplement déréglé ses rythmes biologiques...

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Comment croire que notre corps soit étroitement régi par des rythmes biologique précis ? Que chacune de nos fonctions physiologiques subisse une variation périodique et prévisible sur une échelle de temps donnée, généralement égale à 24 heures ? Et que notre équilibre nerveux et psychique en dépende étroitement ?

La preuve par deux mois au fond d'un gouffre 

L'exemple le plus simple en est pourtant celui du cycle activité-repos. Chez un adulte, il se divise rigoureusement en deux périodes : de 7 à 23 heures pour l'activité, de 23 à 7 heures pour le repos. Le tout, avec un maximum de forme musculaire vers 15 heures.

Mais le point le plus important mis en évidence par les chronobiologistes est que ces cycles ne sont pas influencés par les variations du rythme de l'environnement.

Tout le monde connaît le fameux « décalage horaire » que causent les voyages lointains en avion :: on franchit en quelques heures plusieurs fuseaux horaires, mais le corps, lui, reste « réglé » selon les rythmes antérieurs, et l'on se retrouve à l'autre bout du monde en pleine forme à trois heures du matin et somnolent en plein après-midi.

Certes, cela s'estompe au fil des jours, mais le traumatisme biologique persiste pendant plus longtemps que ne nous ne pourrions le croire.

Le spéléologue Michel Siffre a réalisé une expérience qui a démontré cette persistance des rythmes biologiques. Pour ce faire, il a vécu deux mois sans aucun repère lui permettant de savoir s'il faisait jour ou nuit : au fond d'un gouffre.

Au bout de ces deux mois, son « horloge biologique » continuait imperturbablement à dicter ses temps d'activité et de repos selon son rythme ordinaire...

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Ce qui tendrait à prouver que ces rythmes ne sont pas acquis, mais d'origine génétique, et inscrits selon une « organisation » inflexible : les glandes endocrines se mettent à fonctionner à des heures précises, sous la direction de l'hypothalamus. Le besoin de dormir revient toutes les 24 heures, selon l'alternance de deux hormones, la sérotonine et la noradrénaline, et le cors entier s'y préparer par une baisse de température qui ressemble à une « mini-hibernation ».

Toutes  les activités sont décalées

Mais revenons-en au cas du jeune Nicolas. En passant de l'horaire d'hiver à l'horaire d'été, il a bien sûr perdu une heure de sommeil. Ce n'est pas grave : une bonne nuit suivant, et cela ne se connaît plus.

Ce qui est grave, en revanche, c'est que toutes ses activités – repas, jeux, travail, sommeil – sont décalées pour plusieurs mois. D'une petite heure, certes, mais cette heure suffit à dérégler l'horloge hormonale qui régit ses rythmes de vie.

Or l'équilibre d'un enfant est quelques chose de très fragile. N'oublions pas que c'est l'époque de la vie où le corps – qui se développe – et l'esprit, qui doit emmagasiner tant de choses, sont les plus sollicités.

Résultat : le recours aux somnifères

A cela s'ajoute un second problème, qui n'est pas propre aux enfants, d'ailleurs : si l'on admet que nos rythmes de vie suivent le régime scolaire,  il faut bien constater que l'heure d'été – en avance de deux heures sur celle du soleil – introduit un décalage sensible.

Ainsi, le « pic » d'inefficacité, qui se situe vers midi (heure du soleil) va se trouver dans la pratique à ...14 heures. L'heure même de la reprise des activités. Il n'en faudrait pas plus pour engendrer une fatigue nerveuse certaine. Mais à cela s'ajoute le fait que l'heure du coucher – avancée elle aussi de deux heures par rapport au biorythme scolaire – se situe donc beaucoup trot tôt.

Si l'on admet en effet que, selon le biorythme scolaire, l'enfant doit se coucher à huit heures, il se retrouve en fait au lit à six heures... et ne s'endort pas. D'où, la fatigue.


Mais si c'est vrai pour les enfants, c'est tout aussi vrai pour les adultes. Dans les structures hospitalières, où les repas du soir sont servis très tôt, on en arrive à les servir.... en plein après-midi solaire.

Résultat : les malades errent ensuite pendant des heures, incapables (et pour cause ) de trouver le sommeil, et le recours aux somnifères devient la règle.

Les conclusions du professeur Sandler

« Le printemps, dit-il, représente déjà un moment de rupture dans les biorythmes annuels. Perceptible dans les comportements animaux (c'est la période de la reproduction), dans les transformations végétales (montée de la sève, floraison), cette rupture est également ressentie chez l'homme, pour qui le printemps est certainement la saison la plus fatigante, tant au point de vue hormonal que comportemental. Pourquoi donc la rendre encore plus fatigante par une rupture de biorythmes totalement artificielle et dont l'avantage énergétique – si tans est qu'il y en ait un, ce dont beaucoup d'experts doutent – est largement annulé sur le plan économique par les troubles qu'elle engendre ? »

En attendant, pour Nicolas D., le problème a été réglé sans électro-encéphalogramme, sans psychologue et sans tranquillisants, en prenant soin, simplement, de lui ménager des « mini-temps de repos » aux heures où son biorythme était le plus bas : 1 heure et 6 heures du soir.

Mais ce qui est possible pour un enfant ne l'est que rarement pour un adulte.

Or les sondages effectués par les chronobiologistes tendent à prouver que près de 30 % de la population manifeste des troubles pendant la période « d'heure d'été ». Comme quoi on peut ne pas avoir de pétrole, et n'avoir pas non plus forcément de bonnes idées...

D'autant qu'avec l'ère de l'électricité nucléaire, l'été est précisément la période où l'on produit trop, et donc où il n'y a pas de besoin d'économiser.

Alors, faut-il vraiment conserver cette heure d'été dont le dernier inconvénient - il faut quand même le citer – est d'avoir été instaurée pour la première fois par... les Allemands, pendant l'occupation ?


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